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Catégorie : Longue durée

 

Vertu et Compréhension

 

Voici des exercices pratiques basés sur la leçon 5 « La Vertu et la Compréhension"  de l'ouvrage "A la recherche de Dieu"Cet ouvrage permet d’avancer pas à pas dans la compréhension de cette Leçon.

Si vous le possédez déjà, vous pourrez vous y reporter pour avancer plus facilement. Si vous n'avez ni cet ouvrage ni le Bulletin n° 39 où figure aussi cette leçon, vous pourrez néanmoins, en suivant les indications ci-dessous, aborder seul ou à plusieurs le thème de la Vertu et la Compréhension et voir comment le mettre en pratique.

Cette étude suppose qu’ayant bien intégré des leçons précédentes, l’on ait appris au minimum à se connaître, à définir son idéal, et que l’on ait déjà la Foi.

 

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Quelques éclaircissements

La recherche de Dieu n’est pas unilatérale : Dieu, Lui aussi, est à notre recherche ! Il voudrait par tous les moyens nous faire ressentir et accueillir en nous Son Amour. En tant que chercheurs de vérité, nous risquons donc d’être fort déçus si nous croyons le cheminement spirituel à sens unique, visant un objectif fixe, prédéterminé… car à observer attentivement tout ce qui nous arrive, on constate que chaque pas accompli vers Dieu nous est rendu par Lui au centuple.

Dans l’ouvrage “À La Recherche De Dieu” (ALRDD, il est dit que le meilleur objectif de l’Homme est de devenir un canal d’amour pour les autres… les lectures ajoutant que l’objectif de Dieu est que chacun d’entre nous soit glorifié : … Tout comme l’intention de Dieu est de glorifier chaque personne (ou âme) terrestre, l’idéal le plus élevé de toute âme ou entité doit être de glorifier, sur cette Terre, l’Énergie Créatrice, ou Dieu. [Lecture 338-3]

Des problèmes surgissent dès que l’Homme veut se glorifier lui-même. Une meilleure perception des lois de l’univers montre que chaque personne a, pour les Forces Créatrices, une grande importance. La vie spirituelle faisant progresser vers l’infini, de profonds changements ne manquent pas de se produire dès que nous avons saisi qu’une Force, une intelligence bien supérieure à la nôtre, est constamment à l’œuvre pour nous aider. Inutile, donc, de vouloir à tout prix s’en charger tout seul ! Servons-nous plutôt de nos dons pour aider les autres.

Revenons, par exemple, aux qualités de vertu, de pureté, qui selon Cayce sont préexistantes en nous pour avoir été créés à Son image. Les moralistes de tout poil ont joué un méchant tour aux Hommes en soutenant que chacun devait impérativement créer sa propre pureté à partir d’un état de péché originel, niant ainsi que nous la possédions déjà de droit divin, libre à nous de la laisser s’exprimer. Cette notion de pureté primordiale est si importante que, disent les Lectures, seuls ceux qui s’y relieront à l’intérieur d’eux-mêmes pourront apprécier le Nouvel Âge et y participer.

Q. 13. L’Âge Aquarien est décrit comme étant “l’Âge du Lys”. Pourquoi ?

R. 13. La pureté ! Seule la pureté ainsi évoquée permettra aux chercheurs de la Voie la prise de conscience nécessaire.     [Lecture 1602-3]

La connaissance n’est utile que dans la mesure où elle est en accord avec l’Idéal ; autrement, elle peut devenir une barrière, une malédiction, un puits profond dont il est difficile de sortir.

À titre d’analogie, imaginons que dans une pièce obscure, un projecteur éclaire une belle statue, dont l’ombre se projette sur le mur adjacent, ce qui rappelle la Caverne de Platon et le passage suivant des lectures :Toute manifestation matérielle n’est que l’ombre de celle, préexistante, au plan spirituel [Lecture 5749-3].

La lumière symbolise la seule et unique force, l’énergie de l’esprit qui génère la vie. L’ombre est la projection de la réalité spirituelle dans l’univers matériel, domaine de la pensée dite rationnelle.

La statue –le modèle original- est plus grande et plus riche de sens que sa projection. Une personne qui n’en voit que l’ombre, même si celle-ci donne une idée de la statue, n’en percevra jamais la réalité. De même, nous pouvons-nous très bien conceptualiser un sujet (une loi spirituelle par exemple), en ne captant que l’ombre de son sens réel. Mais toute interprétation verbale ou rationnelle d’une vérité sous-jacente n’est que l’imitation du processus par lequel notre âme a intégré la matière. Nous ne tenons pour vrai que le seul aspect physique de la vie, oubliant pour un temps notre vraie nature.

Néanmoins les ombres peuvent être utiles à notre quête spirituelle, en ce sens que nous devons bien fonctionner dans l’univers matériel de concepts et de raisonnements où nous sommes. Lorsque ces concepts sont couplés avec un idéal, alors seulement nous commençons à discerner la totalité de notre être.

En effet, l’idéal que nous adoptons approfondit notre investigation en nous poussant à appliquer ses concepts dans nos relations avec les autres, les reliant ainsi à leur source vitale, car sans cet idéal, ils seraient lettre morte et n’auraient aucune valeur. Il faut donc prendre bien note de toutes nos expériences en ce domaine, choisissant une loi spirituelle et voyant dans quelles circonstances l’exprimer concrètement.

Nous ne saurions donner ce que nous n’avons pas ; comment enseigner à d’autres ce que nous n’avons pas expérimenté nous-mêmes ? [ALRDD p. 67].

La plupart des difficultés ou conflits relationnels surgissent lorsque l’on exige des autres davantage que de soi-même, ce qui ne peut être accepté. Ainsi Gandhi s’abstenait-il de conseiller à ses disciples ce qu’il n’avait pas pratiqué lui-même, sans compter qu’aider une personne, c’est parfois accepter qu’elle vous aide, lui donnant ainsi, par amour, l’occasion de se dépasser. Certes il faut pour cela avoir délibérément renoncé à vanter ses propres capacités ou performances (aider l’autre en lui demandant de l’aide). Apprendre à passer en second est en effet le premier commandement, indirectement exprimé dans l’injonction d’ « aimer l’autre comme soi-même » (ou de le considérer à l’égal de soi-même, ne portant sur lui aucun jugement).

Choisissant d’écarter notre tendance à toujours vouloir, de prime abord, changer chez les autres ce qui nous offense ou nous gêne, centrons-nous sur leur désir profond d’être bons et parfaits, identique au nôtre. En effet celui-ci, identique en tous, se manifestera tôt ou tard, même en ceux que nous avons le plus de mal à aimer ou à apprécier : ainsi trouverons-nous la paix du cœur.

Soyez tolérants, comme le Maître l’était durant Sa vie ; et gardez à l’esprit le désir de servir partout où Il vous conduira [Lecture 473-1]

En Jupiter nous trouvons la capacité, universelle, d’être tolérants. Très peu d’âmes arrivent à concilier amour et tolérance, car le monde matériel rend l’amour égoïste, c’est-à-dire contraire à la tolérance  [Lecture 2629-1]

“Si nous voulons avoir la Vertu, commençons par exercer notre Foi, foi en la pureté du soi, foi en la perfection de notre frère, et foi en les promesses de Dieu. La vertu est le couronnement de la foi, et la compréhension celui de la vertu”         [ALRDD p. 69]

La foi est en effet l’expérience de la réalité invisible qui nous entoure, celle du monde spirituel. En quoi consiste-t-elle ? Elle peut faire émerger nos mémoires anciennes, mais surtout nous rendre conscients de la pureté d’intention, ou vertu, qui demeure en nous. Car nos âmes n’errent pas au hasard dans l’univers : elles sont guidées par un sens profond de l’ordre émanant du Divin. Dès que nous percevons celui-ci par cette plongée en nous, nous retrouvons nos occupations quotidiennes avec, cette fois, la certitude que tout ce qui nous arrive ici-bas a un sens, éclairé par le ressenti de notre pureté ou vertu intérieure. Nous nous sommes perçus en tant qu’âmes, ce qui change notre vision du monde et des autres. Ce nouveau sens des choses peut nous parvenir à travers nos rêves, ou en pratiquant la méditation. Nos façons de voir et d’agir en sont progressivement modifiées, car nous voyons d’abord le bien en tout ce qui existe.

Soyez conscients du tout premier principe : il y a du Bien dans tout ce qui est vivant.       [2537-1]

En fait, la capacité de discerner le Bien à travers la personnalité ou les actions des gens qui nous heurtent est le tout premier pas à franchir sur la Voie.

Si vous êtes incapables de discerner, en ceux que vous détestez le plus, un trait que vous aimez en votre Créateur, vous n’avez même pas commencé à voir juste.         [1776-1]

Car quel est l’objectif de nos expériences, en tant qu’êtres spirituels, sur la Terre ? Il est, selon les Lectures, de magnifier dans notre vie tout ce qui est conforme au Bien. Nous entrons alors en harmonie avec Dieu :

… Lorsqu’une entité individuelle magnifie ce qui est bon, et minimise ce qui ne l’est pas, elle grandit en grâce, en connaissance et en compréhension.         [2599-1]

Un livre de Merlin Carothers, “Puissance de la Louange”, nous invite à louer Dieu lors de tous les malheurs qui nous frappent. En effet, l’adversité peut être prise comme un défi de réussir à la surmonter, permettant ainsi à nos forces et capacités spirituelles de surgir et, comme l’ingestion d’un traitement homéopathique, venir activer nos défenses profondes, jusqu’alors en sommeil.

Connaissant les difficultés de la vie quotidienne, nous nous contentons la plupart du temps de nous en préserver par des mesures extérieures. Nous voudrions que tout fonctionne, mais ce n’est jamais le cas. De ce monde matériel où rien n’est parfait, nous avons tendance à exiger toujours plus. Dans l’enseignement de Jésus : “Soyez parfaits, comme votre Père céleste est parfait” [Mathieu 5.48], c’est en Esprit qu’il nous est demandé de tendre à la perfection. Son royaume n’est pas de ce monde, et nous ne pouvons exiger des circonstances qu’elles nous épargnent tous les ennuis. D’ailleurs, ce sont toujours les pires situations, celles que nous aurions tout fait pour éviter, qui nous réservent les cadeaux les plus étonnants. Comme l’écrit Carl Jung dans Réflexions Psychologiques, « Il n’est pas de lumière sans ombre, ni d’accomplissement intérieur sans faille. Pour être réussie, une vie n’a pas besoin d’avoir été parfaite, mais d’avoir avant tout été pleinement vécue. “L’épine dans la chair” est une nécessité, souffrance sans laquelle il ne saurait y avoir ni progrès, ni réelle ascension ».

En effet, si nous prenons vraiment conscience des qualités éveillées en nous par les situations difficiles que nous avons vécues, nous ne pourrons que chérir après coup ces expériences, et remercier Dieu de nous avoir fait grandir à travers elles.

Exemple de situation : Gêne à la marche handicapante

Qualités éveillées grâce à ce défi : Patience, confiance en l’autre.

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Quelques thèmes de réflexion avant de s’engager dans l’action

La Vertu et la Compréhension sont d’ordre spirituel.

La vertu et la compréhension sont essentielles à une vie juste.

Chemin vers la Vertu et la Compréhension

Expérience personnelle

La Vertu est une défense, la Compréhension une arme

Les effets de cette protection sur nous-mêmes et les autres

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Essayez d’imaginer des solutions à ces situations à problèmes, extérieures à nous

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Petit examen de conscience

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Choisissez une de ces propositions et mettez-la en pratique :

                    A - Choisir un centre d’intérêt qui se prête à cette intention

                    B - Décrire en quelques mots la raison de ce choix

                    C - Pendant une semaine, essayer d’exprimer cette motivation.

                                     Par exemple, s’il s’agit d’amour de la musique :

                                                    a) Souhait de transmettre cet amour aux autres,

                                                    b) Découvrir des moyens de le leur inspirer.