La patience au quotidien

 

Si nous poursuivons la mise en pratique des leçons contenues dans l’ouvrage « À la Recherche De Dieu » nous pouvons continuer à avancer « pas à pas » en suivant le texte : la Patience (disponible également dans la revue 41 de l’hiver 2001).

Ceux qui ne possèdent pas ce texte pourront néanmoins faire ce travail avec profit.

 

Cette leçon, la patience, s’avère bien difficile à mettre en pratique au quotidien.

Nous nous trouvons toutes les excuses pour en manquer, sans doute parce que neuf fois sur dix, patienter ne nous apparaît pas comme la bonne solution. Devant l’inacceptable, nous rongeons notre frein, mais nous sommes en ébullition, parvenant tout juste à rester sociables et polis… Et nous nous croyons très patients alors qu’à vrai dire, notre état d’esprit n’a rien à voir avec la vraie patience…

POURQUOI ? Parce que la vraie patience est indissociable de l’amour et que, si nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, dans ces moments-là, ce n’est pas d’amour que nous débordons ! Eh non, nous en sommes loin : mais alors, la patience serait-elle une vertu divine ? Comment parvenir à ce sommet paisible et aimant où tous les autres, y compris nous-mêmes, trouveraient grâce à nos yeux ?

Écoutons-donc, pour nous donner courage, ce que Cayce, en prise directe sur le divin universel, nous dit sur la question :

« Le temps, l’espace et LA PATIENCE sont à notre mental ce qu’est au plan spirituel la Trinité : le Père, le Fils et le Saint Esprit. »

[Lecture 1554-3]

C’est dire à quelle altitude vertigineuse se situe la Patience ! Répondrons-nous à cela que nous ne sommes pas des saints ? Rien de plus juste, mais comme, de toute évidence, nous ne sommes pas près d’en être, que personne n’attend de nous que nous le soyons, et que personne ne nous oblige à le prétendre, cela ne nous met-il pas très à l’aise pour faire, humblement et dans le secret, un tout petit pas dans cette direction ?

La patience, le degré de patience avec lequel nous réagissons face aux épreuves de notre vie nous permet de voir nos progrès, d’évaluer à quel point nous avons réussi jusqu’ici à mettre en pratique les leçons que nous avons comprises.

Écoutons à nouveau Cayce :

« C’est à travers la patience, à travers le fait d’éviter de trop se fier à son ego, que l’entité peut non seulement prendre conscience de son rattachement aux Forces Créatrices divines, mais aussi voir de plus en plus clairement en quoi elle peut contribuer à leur action ! »

[extrait de la lecture 3292-1]

« À la recherche de Dieu », lorsque il est étudié en groupe, nous aide à grandir sur tous les plans.

Dans ces groupes on commence généralement par la lecture du chapitre, après quoi chacun apporte ses interrogations et ses commentaires…

Ensuite à partir des conseils de mise en pratique proposés dans les ouvrages « Step by step » ou « Experiments », sur lesquels nous nous basons pour vous proposer en français ces accompagnements des leçons du livre, on avance dans l’application au quotidien.

Voici ceux relatifs à la leçon 7, La Patience, extraite du Tome I de « À la recherche de Dieu » (cf. Revue n°41).

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Si vous avez devant vous le livre « À la recherche de Dieu » (ou la leçon correspondante du bulletin), vous pourrez avancer en suivant parallèlement les paragraphes du livre et le texte ci-dessous qui, même sans avoir la leçon sous les yeux, vous permettra tout de même de « travailler ».

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EXERCICE

Chaque soir, avant de vous coucher, prenez quelques minutes pour récapituler les événements de la journée, et noter la façon dont vous y avez répondu. Êtes-vous satisfait(e) ? Trouvez-vous que vous auriez pu réagir autrement ?

Cette semaine, essayez de répondre aux divers événements qui vous sollicitent d’une façon qui vous paraisse en accord avec votre idéal, et ceci même dans les pires cas de figure, ceux qui habituellement vous font bondir.

Faire coïncider son action avec son idéal … C’est ni plus ni moins, selon Cayce, entrer dans la quatrième dimension !

« … Le meilleur exemple que l’on ait jamais donné de la quatrième dimension, c’est celui d’une idée ! »                                    [Lecture 364-1]

Oui, mais il s’agit là d’une idée-force, d’une idée qui se réalise sous une forme concrète, matérielle ! Et en effet, la mise en pratique de la patience dans la vie de tous les jours n’est autre qu’une révolution, une véritable création ! Car en projetant notre idéal (4ème dimension) dans l’univers terrestre du temps et de l’espace, nous liquidons notre mauvais karma, nous orientons différemment notre destin, nous passons d’un passé révolu à un présent enraciné, grâce à la patience, dans une dimension infinie.

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EXERCICE

Énoncez chaque jour l’affirmation suivante : « La situation dans laquelle je me trouve se rattache au passé. Le présent, c’est ce que je crée tout de suite, par la façon dont je choisis de réagir aux circonstances. » Pénétrez-vous bien de cette affirmation, pour qu’elle vous donne la force de vous ancrer dans la patience et dans l’amour. Notez les exemples où vous avez réussi à utiliser cette affirmation avec succès.

Les résultats sont rarement immédiats, mais souvenons-nous que nous sommes des âmes, et que les âmes ne se limitent pas à l’espace-temps !

« Question : De quoi ai-je le plus besoin pour avancer spirituellement ?

Réponse : De foi, d’espérance et, plus que tout, DE PATIENCE ! Dans la patience, nous reprenons possession de notre âme. Soyez patients quelles que soient les circonstances : exaltation, chagrin, coup dur… Car c’est à travers tout cela que nous apparaît la continuité de notre vie ; et plus nous en prenons conscience, plus l’espérance et la foi grandissent en nous. Soyons patients ! »                      [Lecture 705-2]

« … notre vie ne se limite pas à notre existence présente : on ne vit pas qu’une seule fois ! Notre existence est continue ; l’essence de la vie est une conscience, un don de cette puissance sans limites que nous appelons Dieu. »                                                                         [Lecture 2399-1]

« La vie est continue. Une entité, une âme, si elle veut partager l’éternité avec Lui qui est le Chemin, la vérité et la lumière, doit toujours aspirer à ce que Jésus disait dans Sa prière : ‘Père, je prie pour vivre avec Toi la gloire où je me trouvais avant le commencement du monde’. Et ce n’est pas seulement une citation, c’est la réalité. » [Lecture 3292-1]

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Notre première façon d’empêcher une telle prise de conscience est de nous identifier si exclusivement à notre corps physique que nous perdons de vue qu’il est mortel, et que nous sommes avant tout des esprits. Trois types de circonstances nous font tomber dans cette erreur :

  1. Nous nous livrons à des excès (trop manger ou trop boire, par exemple), et nous nous retrouvons pris entre la faiblesse et la culpabilité. La publicité et les médias ne font qu’encourager la frénésie de consommation !
  2. Nous sommes pris par le temps, victimes du stress dû à la peur de ne pas terminer un travail, de ne pas mener à bien un projet. Mais si nous y regardons à deux fois, nous verrons qu’aussi bien que notre entourage, nous sommes nous-mêmes à l’origine de nos stress. Car enfin, qu’est-ce que la vie spirituelle ? C’est se concentrer en priorité sur l’esprit dans lequel nous travaillons ! Alors une fois que nous avons choisi une occupation compatible avec notre idéal spirituel, nous devrions ne plus tenir compte des limites personnelles que nous nous sommes fixées sans penser à l’essentiel !
  3. Nous nous prenons la tête au sujet d’une autre personne, de son sort ou de notre relation avec elle.

Notre point de vue ne serait-il pas radicalement différent si nous gardions présent à l’esprit que nous sommes TOUS des êtres hors du temps ? Nous ne nous sentons blessés ou frustrés que dans la mesure où nous attendons de l’autre quelque chose…

Mais le seul espoir sur lequel nous pouvons compter, c’est la certitude que l’amour de Dieu a le pouvoir de tout transformer à n’importe quel moment, et cela pas forcément tout de suite ! En tant qu’âmes éternelles, sachons que tôt ou tard, la paix et la guérison descendront sur cette personne, selon la promesse de Dieu. Sachons aussi que tôt ou tard, l’amour que nous espérons des autres nous sera donné. Mais pas à notre guise ni séance tenante ! Laissons Dieu accomplir Son dessein, et rassurons-nous : il ne nous appartient pas de faire Son travail.

EXERCICE

Choisissez un aspect de votre vie qui correspond à l’un des trois points ci-dessus (excès dans un domaine, stress inconsidéré, impatience liée à quelqu’un). Exposez par écrit la situation, et essayez chaque jour de cette semaine de remplacer votre impatience ou votre avidité par une nouvelle patience née de la certitude de l’éternité de votre vie en tant qu’âme.

Chaque soir, notez en quoi vous avez réussi à tenir compte de votre éternité dans cette portion de votre vie.

 

La patience nous fait également prendre conscience de la raison d’être de ce qui nous arrive. Chaque expérience qui se présente à nous a pour but de nous confronter à notre responsabilité vis-à-vis de la situation dans laquelle nous nous trouvons, et de la nécessité où nous sommes de trouver la façon de la vivre dans une perspective d’éternité. Faute de quoi, nous cesserions d’être fidèles à nous-mêmes en tant qu’âme (notre vrai Soi, le grand Je suis) ! Nous perdrions de vue la raison pour laquelle nous sommes venus sur terre : affronter la responsabilité de ce que nous avons construit, exprimer, dans ce monde, la présence de l’Infini et, ainsi, rendre notre vie digne d’être vécue.

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EXERCICE

Á la fin de chaque journée, notez les difficultés que vous avez rencontrées. Puis recentrez-vous et, en vous raccordant à votre moi profond, interrogez-vous sur la raison qui a bien pu faire naître une telle situation. Écrivez ensuite ce que vous en pensez, la façon dont vous comprenez les choses.

(Exemple de situation : me trouvant à court de liquide dans un magasin, j’ai dû en emprunter à une amie. Sa raison d’être : me faire comprendre que j’ai autant besoin des autres qu’ils ont besoin de moi).

Les lectures font très bien la distinction entre patience passive et patience active, entre patience et soumission, ou obstination. Nous ne pouvons résoudre nos problèmes karmiques qu’en les affrontant positivement, c’est-à-dire en affirmant et en manifestant face à eux notre idéal le plus élevé. La vraie patience, active et positive, voit toujours dans toute situation le moyen de faire ressortir le meilleur des personnes en cause, là où la patience passive se serait contentée de soupirer en prenant le mal… en fausse patience !

Que fait une mère aux prises avec un enfant qui ne cesse de faire des colères à tout propos ? Elle a le choix entre une patience passive (le supporter en silence) et une patience active où elle fera tout pour faire apparaître l’aspect positif des réactions de l’enfant, pour faire ressortir à ses yeux la qualité à laquelle cela correspond chez lui.

Et lorsque l’on ne peut ni parler ni agir, il reste toujours la possibilité d’exercer notre patience active en nous rattachant, intérieurement, à l’amour et à la paix.

EXERCICE

Choisissez un de vos désirs que vous êtes particulièrement impatient de réaliser (Exemple : guérir d’une maladie, trouver du travail, vous marier, avoir davantage d’amis…). Puis affirmez chaque jour, en vous-même, que vos expériences journalières sont en train de vous apprendre à vous rapprocher de ce but, et vous permettront un jour de le réaliser.

Á la fin de votre méditation quotidienne, essayez de visualiser en vous cette énergie, qui oriente votre vie tout en la dirigeant. Puis notez ce que vous avez perçu, et en quoi ce qui vous arrive en ce moment va dans le sens de la réalisation du désir exprimé au début.

« … Car dans l’éternel présent, c’est maintenant qu’Il est à l’œuvre en toi. »                                                                       [Lecture 683-2]

« Q. : Je suis toujours extrêmement conscient des défauts et manquements des autres. Comment venir à bout de mon impatience devant leur lenteur à comprendre ?

R. : Soyez d’abord patient envers vous-même. En effet, où en seriez-vous si Dieu n’avait pas été si patient envers vous ? Vous devriez faire preuve vis-à-vis des autres de la même patience que celle dont vous avez bénéficié… Chaque fois que vous êtes impatient, sachez que vous vous éloignez du divin, et que vous êtes en train de vous laisser dominer par votre égoïsme. »

Les lectures à cet égard nous suggèrent une technique très particulière :

« Dans cette expérience, l’entité a acquis davantage de patience : qu’elle la garde ! Ne perdez pas patience avec vos enfants, ni avec ceux de vos amis qui s’impatientent à cause de vous. Car Il n’a pas perdu patience envers Ses disciples lorsqu’ils lui disaient : ‘Devons-nous aller acheter du pain pour nourrir toute cette foule ?’ Il leur a répondu : ‘Qu’avons-nous ici même ?’. Faites-en autant et pensez : ‘Que puis-je donner ici même ?’ Avez-vous déjà pensé à appliquer cette prodigieuse interrogation aux personnes que vous fréquentez ? Essayez ! Aucune autre n’est à la fois plus inattendue et plus apaisante que celle de se dire, même devant une nombreuse assistance : ‘Qu’est-ce que j’ai, immédiatement, à leur offrir ?’ »

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EXERCICE

Comme le suggère cette lecture, à toute occasion, travaillez ainsi sur vous-même :

  1. Lorsque vous perdez patience envers quelqu’un, dites-vous SILENCIEUSEMENT : ‘Qu’est-ce qu’il y a tout de suite en moi ?’ Puis prenez du recul, réexaminez votre état d’esprit, et faites-y entrer la patience.
  2. Lorsque d’autres personnes perdent patience avec vous, et que vous vous sentez sur le point d’en faire autant avec elles, dites immédiatement Á VOIX HAUTE : ‘Qu’est-ce qui se passe ?’ et voyez quel effet cette réflexion produit sur les autres ainsi que sur vous-même !

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 Prions ainsi :

« Seigneur, que de miséricorde exprime Ta présence sur la terre !

Nous T’en prions, sois notre guide, afin qu’avec persévérance nous puissions accomplir notre parcours ici-bas, les yeux fixés sur Toi, notre Créateur et Dispensateur de lumière, de vérité et d’immortalité ». (Lecture 262-24)